A l’UNICEF, aux parents et aux grandes instances,
Je viens à travers cette plume solliciter votre bienveillance.
Avec l’espoir que ces mots produiront d’effets
Je porte à votre connaissance ces quelques faits.
Je m’appelle X, de sexe Y et j’ai douze ans
Et ce que je vais raconter est loin d’être amusant.
Si c’était un livre je vais le titré ‘‘Une vie d’enfant placé’’
A l’intérieur ce sera mon histoire que je vais vous tracer.
Je vis avec ma tante en ville loin de mes parents.
Ici je vous jure, chaque jour n’est pas du tout marrant,
Mes parents n’ont pas d’argent pour me payer l’école
Et comme ma tante est riche, elle a promis jouer ce rôle.
Arrivé chez ma tante à 6 ans, je n’ai jamais fait d’étude,
Moi tout ce que je fais, ce sont mes devoirs de servitude.
Les travaux domestiques sont devenus mes tonnes exercices.
Je les fais tellement bien, pourtant je subis des sévices.
Mes journées commencent tôt même avant le lever du soleil,
Et la nuit quand je dors, ce n’est jamais sur mes deux oreilles.
De jour comme de nuit, je suis au four et au moulin,
Je suis au service de ma tante et sous les ordres de mes cousins.
Pourtant moi ma situation ne me fait pas pleurer,
Car celle de mon ami Bathélémy, est encore plus à déplorer.
Pendant que sa sœur se fait violer, lui il passe à tabac,
Ils ne connaissent pas de repos, même le jour du sabbat.
Si c’est vrai qu’en 1959, on a établi des lois.
50 ans après dites moi, combien d’enfants en ont eu droits.
Et si je sonne le glas, c’est parce l’esclavage est de retour.
Sos dangers ! Les enfants crient au secours.
Peut être qu’on ne fait que mentir, en parlant de droits d’enfants,
Car ils sont vendus comme du pain pour quelque millier de francs,
Ils ont moins de place en société et sont exposés à la violence,
Ils sont enroulés dans des guerres sans tactique de défense.
Bien qu’il y ait des précautions, ils sont encore vulnérables.
Il faut déterrer les sanctions et les appliquer aux coupables.
Rendre l’école obligatoire, pour qu’il n’y ait plus d’enfant apprenti.
Assurer la protection des enfants, et l’avenir sera garanti.
L’Etat doit intervenir à travers le ministère de la famille,
Car le commerce des enfants, fait partie du mystère de la famine.
Pendant que des enfants se désaltèrent à coup de champagnes
Des milliers d’autres crèvent de faim dans nos campagnes.
Si c’est vrai qu’en 1959, on a établi des lois.
50 ans après dites moi, combien d’enfants en ont eu droits.
Et si je sonne le glas, c’est parce l’esclavage est de retour.
Sos dangers ! Les enfants crient au secours.
C’est signé X, de sexe Y, âgé de douze ans.
Et ce que je vous ai raconté est loin d’être amusant.
Si c’était un livre je vais le titré ‘‘Une vie d’enfant placé’’
Car à l’intérieur c’est mon histoire que j’ai tracée.